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LES LECTURES

DE MILLEPAGES

Parce que les fleurs sont blanches

Auteur(s) : Gerbrand Bakker

Edition : Grasset Et Fasquelle

Collection : En Lettres D'ancre

Parution : 15/01/2020

Chronique de Pascal Thuot :

Une journée de printemps ensoleillée, Gerard, ses trois enfants - les jumeaux Klaas et Kees, Gerson le plus jeune - et Daan le petit chien prennent la route dans leur "vieille guimbarde couleur morve" pour rendre visite à leurs grands-parents. Sur le chemin, ils font un détour pour voir les vergers en fleurs. Dans la voiture, on se taquine, on rigole, on spécule aussi sur la couleur des fleurs du poirier. Et puis, c’est le drame, un moment d’inattention de Gerard et leur voiture est violemment percutée. Gerson est le plus durement touché dans sa chair. Débute alors pour cette famille déjà marquée par la fuite de la maman avec un autre homme en Italie, une nouvelle étape d’une existence qui ne se résout jamais au malheur.
Repéré en 2009 et récompensé d’un Prix Millepages pour "Là-haut, tout est calme" (Gallimard), Gerbrand Bakker fait des miracles avec les mots les plus simples et les sentiments les plus essentiels. Soyons francs, ce bref et si intense roman est triste. Mais le grain de cette tristesse est doux. Ni pathos, ni apitoiement car chez cet écrivain néerlandais les larmes sont de cristal et la vie l’emporte toujours. Alors si vous sentez votre cœur se serrer, c’est qu’il aura été transpercé par cette plume sans pesanteur mais si pénétrante.
Il est urgent de le découvrir. Nous sommes en présence d’une œuvre d’une inclassable beauté.

Resumé éditeur :

Gerard élève seul ses trois garçons depuis que leur mère les a quittés sans laisser d'adresse, se contentant d'envoyer des cartes postales depuis l'Italie pour les anniversaires et Noël. Klaas et Kees, les jumeaux de seize ans et leur petit frère Gerson - sans oublier le chien, Daan - vivent néanmoins dans une maisonnée plutôt joyeuse où Gerard s'efforce de faire bonne figure. Un dimanche matin ordinaire où ils sont invités chez les grands-parents, leur vie bascule. Sur une route de campagne traversant des vergers où fleurissent des arbres fruitiers, une voiture s'encastre dans celle de Gerard, le choc est violent. Si les jumeaux et le père s'en tirent avec des blessures légères, il en sera tout autrement pour Gerson. Il est plongé dans le coma et au réveil, il comprend qu'il a perdu la vue. Aidé par Harald, infirmier dévoué, l'adolescent tente d'apprivoiser sa nouvelle vie, alors que les jumeaux et leur père essaient également de faire face, mais le retour à la maison est douloureux malgré le soutien de Jan et Anna, les grands-parents des enfants. Gerson s'enferme dans sa douleur et sa colère, refuse d'accepter toute aide et de se projeter dans un quelconque avenir. Plus personne ne sait comment le soutenir. Gerard presse son fils de prendre des décisions quant à son futur, sans résultat. Lorsque l'été arrive, tous savent que les choses ne pourront pas continuer ainsi à la rentrée. Le séjour prévu dans la paisible maison des grands-parents au bord d'un lac apparaît alors à tous comme la possibilité d'un nouveau départ... Gerbrand Bakker est un maître incontesté dans l'art de saisir l'essentiel avec peu de mots. Son écriture impressionne par sa concision, sa justesse et surtout, par l'absence absolue de tout pathos. Racontée pour l'essentiel par ses frères, l'histoire de ce jeune garçon qui ne parvient pas à accepter de vivre dans le noir n'en devient que plus déchirante.