jeudi 5 avril 2018 à 19h30

Working class Writers

Thème : Rencontres et Débats
Librairie Millepages
91, rue de Fontenay
Vincennes

Rencontre exclusive et inédite entre Irvine Welsh, "L'artiste au couteau" et
John King, "Prison House", deux romans [Au Diable Vauvert->http://audiable.com/]
Suivie d'une dédicace et dégustation de bières artisanales avec la complicité de[ la brasserie de l'être.->http://brasseriedeletre.paris/]

Les propos des auteurs seront traduits live on direct par l’inimitable Dominique Chevallier !


Le livre" L'artiste au couteau" :
Le terrible Begbie, l’un des quatre héros de "Trainspotting", mène enfin une vie tranquille sous le nom de Jim Francis. Peintre et sculpteur à succès, il vit confortablement avec sa femme et leurs deux filles dans une station balnéaire prospère de Californie. Pour certains il est un escroc, pour d’autres un visionnaire. Lorsqu’après le meurtre de son fils qu’il connaissait à peine, il regagne Édimbourg et retrouve ses amis, ils attendent de lui une sanglante vengeance. Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, sa femme et ses filles découvrent un passé sordide qui ne semble pas qu’un lointain souvenir.
Roman élégant et électrisant, burlesque et noir, violent mais rédempteur, L’Artiste au couteau développe la critique sociale de "Trainspotting", avec le retour d’un des personnages contemporains les plus infâmes et attachants de la littérature, l’incendiaire Francis Begbie, interprété à l’écran par Robert Carlyle.

Le livre "Prison House" :
Jimmy Ramone, le narrateur, erre à travers l’Europe quand il est jeté dans la prison des Sept Tours. Solitaire un peu vagabond, il n’a rien de commun avec des détenus dont il s’isole, tentant de dénouer les fils de sa culpabilité. Jusqu’à découvrir le crime qu'il s'était caché mais pour lequel il est châtié, le crime originel qui l'a poussé dans l'oubli et l'errance. Au terme du roman, il dépassera cette culpabilité en acceptant le fait que cette mort tragique n'est pas de son fait, qu'il est innocent et mérite son propre pardon et une forme de rédemption.
On est happé par ce polar moral, où le personnage principal est à la fois l'enquêteur et le coupable d'un crime qu'il n'a pas commis et pour lequel il s'est lui-même condamné.
Dans un parallèle puissant entre enfermement mental et enfermement carcéral, avec maestria stylistique et une infinité de nuances et de registres, King met à nu la peur de l'autre, la mort, la souffrance et le châtiment, et les révèle par ce qu'ils ont de plus personnel, de plus viscéral. De plus universel.