mardi 20 janvier 2026 à 19h30
Zoé Mary-Roulier et nan marci, une soirée poésie avec les éditions Le Dé rouge

Thème : Rencontres et Débats
Librairie Millepages, 91 rue de Fontenay à Vincennes
Nous avons le plaisir de vous convier à une expérience poétique inédite en compagnie de Zoé Mary-Roullier et de nan marci, deux jeunes autrices aux univers surprenants publiées à l'enseigne du Dé rouge.
Réservation indispensable dans la limite des places disponibles (sur notre site internet uniquement)
Places assises non garanties
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Les œuvres :
Comment vas-tu en cette période ?
Notes semi-automatiques sur l’amour et la mort
Zoé Mary-Roulier (texte)
Anouk Buron (peintures à l’huile)
Ce recueil de trente et un poèmes lyrique qui travaillent la thématique amoureuse et celle du deuil suit un être à la substance douteuse, enfermé en lui-même, dans sa chambre ou bien dans l’espace
virtuel, et que seul l’affleurement des symptômes physiques de la douleur ramène à son poids de réel. Avec humour, des intermèdes, injonctions ou bien irruption des mots de la quotidienneté la plus
triviale ouvrent la scène du moi sur un fragile dehors. Les hématomes peints, travaillés sur vingt quatre pages en regard du texte, sont le contrepoint matériel de cet espace où glissent les mots,
l’irruption d’une corporéité qui rompt l’illusion de l’immatériel.
Zoé Mary-Roulier est née à Paris en 1998. Normalienne et agrégée de philosophie, elle travaille comme chercheuse en philosophie. Elle écrit de la poésie et de la littérature. Fruit d’un dialogue quotidien entre texte
et image avec Anouk Buron, Comment vas-tu en cette période est son premier recueil poétique.
Anouk Buron est née en 1998. Diplômée de l’ENSAD en 2021, artiste et performeuse, elle collabore actuellement à des revues (Le Sabot et SLANT) et enseigne la peinture aux enfants et aux adultes.
Le Bonheur vient d’en bas
nan marci (texte et peintures)
Les monstres sortent du lac, des entrailles, des paupières. Comment se tient-on face à la violence ? On la regarde droit dans les yeux. On va chercher loin dans les mots, on les fait éclater dans des langues et des
corps différents, on creuse. On va chercher la réparation avec les dents. Dans cette série de poèmes puissants, politiques, nan marci nous embarque dans chaque petitmatin de son parcours. Et son écorchage devient un choeur enragé pour nous toutes. Sans jamais verser dans une poésie à thèse, la poésie de nan merci s’ancre dans l’expérience traumatique pour transformer la langue, ouvrant un accès inédit au réel de la domination. Ancrée dans un féminisme et une antipsychiatrie radicales, elle met au jour l’anéantissement produit par les violences patriarcales et fait surgir un amour pour les semblables qui reviennent du trou denté du traumatisme.
Nan marci est chercheuse en philosophie et artiste. Constatant l’absence de cadres conceptuels et esthétiques pour saisir l’anéantissement psychique causé par les violences sexuelles, elle développe des formes
théoriques, littéraires et picturales propres à nommer ce réel et à en produire une critique radicale.

