Fiche numéro : 71
Mai 2026 - K. Jerome
Fiche n°71 – Mai 2026
Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) de Jerome K. Jerome
Traduit de l'anglais (Angleterre) par Déodat Serval
Année de première publication : 1889
Points, coll. Signatures, 2011 pour la présente édition
Publié en 1889, Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) nous embarque sur la Tamise avec trois gentlemen (Jerome, George et Harris) bien décidés à fuir la routine… sans trop se fatiguer non plus. Accompagnés de l’irrésistible fox-terrier Montmorency, ils entreprennent une paisible remontée en canot entre Londres et Oxford. Mais entre valises impossibles à boucler, météo capricieuse et objets du quotidien soudain hostiles, ce qui devait être une escapade reposante vire à une succession de mésaventures délicieusement absurdes, ponctuées de digressions savoureuses.
Ici, l’intrigue n’est qu’un prétexte : le vrai moteur, c’est cet humour british pince-sans-rire, délicieusement flegmatique, et d’une modernité étonnante. On rit des travers humains, de la mauvaise foi tranquille des personnages, et de situations qui n’ont pas pris une ride; preuve que, de l’époque victorienne à aujourd’hui, l’art de compliquer les choses simples reste very much alive.
Entre canotage et cabotinage, on pagaie avec jubilation à travers ce classique de la littérature anglaise qui prouve que même les vacances les plus calmes peuvent devenir une aventure mémorable...
L'auteur
Jerome K. Jerome (1859-1927) est issu d’un milieu modeste et exerce très jeune divers métiers avant de se tourner vers l’écriture. Il devient célèbre grâce à son roman Trois hommes dans un bateau. Son style léger, ironique et plein d’observations du quotidien lui vaut une grande popularité à son époque. En 1914, il s'engage comme ambulancier en France avant de retourner en Angleterre. En plus de ses romans, il écrit des pièces de théâtre, des essais et collabore à des revues. D'un naturel pessimiste et triste, il est pourtant aujourd'hui encore considéré comme un maître de l’humour britannique.
Citation
« […] la première chose que nous aperçûmes, sur l'une des portes du sas, fut le blazer de George, et dans ce blazer, un examen plus attentif nous le révéla, était George en personne.
Montmorency se mit à aboyer avec fureur, je poussai de grands cris, Harris beugla. George agita sa casquette et nous répliqua par des hurlements. L'éclusier se précipita hors de chez lui, armé d'un croc, car il était persuadé que quelqu'un venait de tomber dans l'écluse, et il parut désolé de voir qu'il n'en était rien.
George portait à la main un paquet bizarre, revêtu de toile cirée. C'était arrondi et plat par un bout, et il sortait de l'autre un long manche droit.
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Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda Harris. Une poêle à frire ?
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Non, répondit George, avec un regard étrange et illuminé, cela fait fureur, cet été ; tout le monde en a, sur la Tamise : c'est un banjo. »
Fiche rédigée par Claire Bitaudeau
