librest

Paris librairie, la plus grande librairie du monde.
Cherchez et réservez vos livres en 1 click, ils vous attendent en librairie !

facebookSuivez-nous sur Facebook
Librairie Générale

91 rue de Fontenay - Vincennes | 01 43 28 04 15

lundi : 14h30 > 19h30
du mardi au samedi : 9h30 > 19h30
dimanche : 10h30 > 13h00
Suivez-nous sur Facebookfacebook
Librairie Jeunesse, BD

174 rue de Fontenay - Vincennes | 01 43 28 84 30

lundi : 14h30 > 19h30
du mardi au samedi : 9h30 > 19h30
dimanche : 10h30 > 13h00

Vos librairies Millepages seront ouvertes jeudi 25 mai, jour de l’Ascension, de 10h00 à 19h00 ::

LES LECTURES

DE MILLEPAGES

Frères migrants

Auteur(s) : Patrick Chamoiseau

Edition : Seuil

Collection : Cadre Rouge

Parution : 26/04/2017

Chronique de Brindha Seethanen :

Appel aux citoyens du monde

Ce texte stupéfiant de Patrick Chamoiseau s’insurge contre la barbarie d’un monde qui érige des murs d’indifférence face à la détresse des migrants. Le propre de l’humain est bien cette empathie définie comme un élan vital vers un autre élan vital. Refuser de voir l’autre comme soi, c’est se refuser une part d’humanité. Qu’y a -t-il de pire qu’une humanité inhumaine ?

Le verbe est haut, les mots sont graves, justes, nécessaires pour combattre la lâcheté d’une société qui nous enferme dans un consumérisme toujours plus exacerbé. C’est à nous que Patrick Chamoiseau s’adresse. C’est à nous de faire tomber les frontières, de voir ces horizons rouges du sang de la souffrance des migrants comme nos propres horizons. C’est à nous qu’il incombe simplement d’être bienveillant face à ceux qui ne sont autres que nous mêmes. De la surgira la lueur d’une "mondialité" nouvelle.

Resumé éditeur :

La poésie n'est au service de rien, rien n'est à son service. Elle ne donne pas d'ordre et elle n'en reçoit pas. Elle ne résiste pas, elle existe -- c'est ainsi qu'elle s'oppose, ou mieux : qu'elle s'appose et signale tout ce qui est contraire à la dignité, à la décence. À tout ce qui est contraire aux beautés relationnelles du vivant. Quand un inacceptable surgissait quelque part, Edouard Glissant m'appelait pour me dire : « On ne peut pas laisser passer cela ! » Il appuyait sur le « on ne peut pas ». C'était pour moi toujours étrange. Nous ne disposions d'aucun pouvoir. Nous n'étions reliés à aucune puissance. Nous n'avions que la ferveur de nos indignations. C'est pourtant sur cette fragilité, pour le moins tremblante, qu'il fondait son droit et son devoir d'intervention. Il se réclamait de cette instance où se tiennent les poètes et les beaux êtres humains. Je ne suis pas poète, mais, face à la situation faite aux migrants sur toutes les rives du monde, j'ai imaginé qu'Edouard Glissant m'avait appelé, comme m'ont appelé quelques amies très vigilantes. Cette déclaration ne saurait agir sur la barbarie des frontières et sur les crimes qui s'y commettent. Elle ne sert qu'à esquisser en nous la voie d'un autre imaginaire du monde. Ce n'est pas grand-chose. C'est juste une lueur destinée aux hygiènes de l'esprit. Peut-être, une de ces lucioles pour la moindre desquelles Pier Paolo Pasolini aurait donné sa vie.