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Neil Gaiman, le magicien

Comment se fait-il que Neil Gaiman n’ait pas encore acquis en France la gloire dont il est auréolé partout ailleurs, pays anglo-saxons en tête ? Adulé par ses fans, respecté et probablement jalousé par ses pairs, le Britannique revient à la charge avec un roman étrange et envoûtant, un conte de fées sans complaisance, « l’océan au bout du chemin ». Une petite merveille de sensibilité et d’intelligence.


Que cherche cet homme en costume noir sur les routes oubliées du Sussex ? Quel souvenir peut l’aimanter à ce point alors que l’adulte qu’il est devenu doit dominer de toute sa hauteur ses fantaisies de gamins ?

« Enfant, je n’étais pas heureux, bien que, de temps en temps, j’aie été satisfait. Je vivais dans les livres plus que n’importe où ailleurs. ».
Une fête d’anniversaire ratée qui le renvoie à sa solitude minérale, son chaton qui passe sous les roues d’une voiture, tout ça n’aide pas un petit garçon à se sentir en sécurité. C’est encore moins le cas lorsqu’on retrouve un suicidé dans la voiture de papa et que l’inquiétante Ursula Monkton s’installe dans la maison familiale et commence à distiller son venin. Heureusement que la vieille Hempstock et sa fille Lettie, les habitants de l’antique ferme éponyme veillent au grain pour empêcher le pire...

Toute la subtilité de ce roman dédié aux arcanes de la magie réside dans les différents niveaux de lecture qui nous sont proposés. Neil Gaiman brandit dans un même mouvement ample et précis le miroir de l’intime qui réveille en nous les joies glacées des terreurs enfantines et la puissance des mythes millénaires.

« L’océan au bout du chemin » peut être lu comme une passerelle entre l’univers torturé de « Coraline » et la grandeur eschatologique d’ « American Gods ». C’est surtout un roman entêtant comme une ritournelle, à la fois proche et lointain comme peut l’être un rêve partagé, un conte de fée moderne d’une redoutable beauté.

Pascal Thuot