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LES LECTURES

DE MILLEPAGES

à malin, malin et demi

Auteur(s) : Richard Russo

Edition : Table Ronde

Collection : Quai Voltaire

Parution : 24/08/2017

Chronique de Pascal Thuot :

La folle journée du chef Raymer

Qui connaît la ville de Bath dans le New Jersey ? Pas grand monde à vrai dire. Ruinée par la crise, ravagée par l’ennui, Bath passe aux yeux des nantis de la ville voisine pour un nid de poissards, un vivier de bras-cassés, une sorte de verrue sur le front de l’Amérique. Et ce n’est pas Doug Raymer, le chef de la police locale qui vous dira le contraire ! D’autant plus que cette chaude journée d’été commence plutôt mal pour ce veuf éploré, cocu, moqué par tous et dépressif sur les bords (on le comprend !)
Et sans parler du chien, croyez-moi, quand je vous dis ça, je ne vous dis rien...

Avec "A malin, malin et demi" Richard Russo signe un roman héroïque d’une inépuisable drôlerie, l’un de ses meilleurs à ce jour. Il nous rend attachant sa petite peuplade de traîne-savates, de vieux Bill alcoolos et de fort-e-s en gueule, tous plus ou moins timbrés mais dignes et touchants. Car si le lecteur s’esclaffe à n’en plus finir, il n’est pas dupe pour autant : derrière le cocasse et la dinguerie, Russo donne de la voix pour les oubliés du rêve américain. Un sacré morceau de bravoure !

Resumé éditeur :

Douglas Raymer est chef de la police de Bath, ancienne cité industrielle du New Jersey mal remise de la crise, voisine de la si pimpante Schuyler. Quand Dougie était collégien, sa professeur d'anglais écrivait dans les marges de ses rédac- tions : « Qui es-tu, Douglas ? » Trente ans plus tard, Raymer n'a pas bougé de Bath et il ne sait toujours pas répondre à la question. Dégarni, certes, enclin à l'embonpoint, veuf d'une femme qui s'apprêtait à le quitter. Pour qui ? Voilà une autre question qui torture Raymer. Car depuis la mort accidentelle de Becka, ce policier élu à la tête de son district presque mal- gré lui vit dans un brouillard, tout juste égayé par la présence de son assistante, la jeune Charice, policière noire fière de son identité. De l'autre côté de la ville, un septuagénaire passe sa retraite sur un tabouret de bar. Sully connaît tout Bath et tout Bath connaît Sully : buveur, fumeur, aussi sarcastique et rusé qu'un vieux loup de mer. Mais comment garder son flegme lorsque résonne encore le diagnostic des cardiologues : « Deux années, grand maximum » ? En regardant, peut-être, les gens passer. Or pour cela, Sully a l'embarras du choix. Il y a Rub, son acolyte bègue ; Carl, le magnat de la ville, qui passe ses nuits devant des films X dans l'espoir de retrouver sa forme d'avant-prostatite. Jerome, le frère jumeau de Charice, maniaque, amoureux de la syntaxe et de sa Mustang rouge. Alice, la femme du maire, qui passe des coups de fil imagi- naires depuis un téléphone cassé. Zack, le mari de Ruth, qui collectionne les vieux objets déglingués. Leur fille Janey, me- nacée par son ancien mari cogneur, à peine sorti de derrière les barreaux. Et puis Rub le chien, qui mordille son pénis en permanence... En quarante-huit heures d'un été torride qui voient - entre autres péripéties - Douglas Raymer s'évanouir au fond d'une tombe, un bâtiment du centre-ville s'écrouler mystérieusement et un cobra s'échapper d'un élevage clan- destin, tout ce petit monde à la dérive va se retrouver boule- versé. De course-poursuites en confessions, de bagarres en ré- vélations, Raymer, Charice, Sully et les autres vont apprendre à affronter les grandes misères de leurs petites existences. Avec la virtuosité qu'on lui connaît, l'auteur du Déclin de l'Em- pire Whiting revient au roman pur dans cette symphonie hu- maine féroce et déjantée qui tient autant de Philip Roth que de David Lodge. Fidèle à la ville de North Bath, Russo pose sur ses habitants un regard caustique mais jamais perfide, qui déshabille la sexualité des uns, les frustrations des autres, et place toujours une lumière au bout du tunnel.