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LES LECTURES

DE MILLEPAGES

Soixante jours

Auteur(s) : Sarah Marty

Edition : Denoel

Collection : Grand Public

Parution : 03/05/2018

Chronique de Simon Payen :

Un premier roman saisissant !

Sarah Marty, d’une écriture virtuose, nous plonge au cœur de l’exil. Quinze kurdes fuient la Turquie vers l’Europe, portant en eux une folle dose d’espérance. De l’immensité des paysages d’Europe centrale à l’arrivée en bateau sur les côtes italiennes après la confrontation à la mafia des passeurs, l’écrivaine donne la parole à quinze personnages complexes et attachants. Un livre coup de poing, sensible, dont on sort finalement grandi !

Resumé éditeur :

Ce témoignage extraordinaire est né d'une rencontre, celle, un soir d'été, de Sarah Marty, propriétaire d'une vaste maison dans les Yvelines, et de Yoldas, maçon kurde qui lui propose de reconstruire le mur d'enceinte écroulé de sa propriété. Au fil des jours, Yoldas va se confier, raconter son histoire. Comme un pont suspendu entre sa vie et celle de Sarah, comme s'il existait une reconnaissance entre les pauvres hères qui traînent la mort à leurs basques. Avec une infinie pudeur, Sarah raconte : « Obstinément, chaque soir j'ai retracé la fuite de cet homme et j'ai traversé des forêts, des plaines, marché comme un automate, je me suis glissée parmi ses quatorze compagnons, je les ai entendus. J'ai avancé au son de leurs murmures et du fracas des tirs auxquels ils échappaient. Flanc contre flanc j'ai partagé leurs souffles, leurs doutes, leurs sourdes angoisses. J'ai eu froid. Souvent j'ai tremblé. Je n'ai fait aucune concession, durant des nuits, j'ai cherché sans relâche à retracer la vérité, la justesse de leurs émotions, j'ai tout fait pour ne pas les trahir. Ceux qui ont vécu cette histoire ont habité en moi, écrasant mon ombre, m'offrant une allure différente quand je marchais, un visage éthéré, un corps qui ne cessait de maigrir. Ces personnes ne m'ont pas happée, c'est moi qui les ai avalées et je savais qu'elles ne se tairaient pas tant que je n'aurais pas posé le dernier mot de leur histoire sur ces feuilles qui s'amoncelaient.¿ J'ai congédié les mots fades et étriqués, les relevés de situation blêmes, chassé le récit et fait place au roman. J'ai désiré de l'ampleur et j'ai tenu à habiller chacune de ces personnes de lumière pour qu'ils ne restent pas dans l'ombre de leur souffrance et qu'ils deviennent les héros de cette vie si peu ordinaire. La douleur des hommes n'a pas de frontières. Entendez les hommes tomber. Entendez toutes les guerres qui grondent à nos portes. Entendez les pleurs. Entendez les cris, un jour, peut-être, seront-ils les vôtres. »