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Fiche n°7 – Septembre 2019

L’Homme au bras d’or
de Nelson Algren

Année de première publication : 1949
Traduction de l’anglais (US) par Boris Vian en 1949 pour les éditions Gallimard

USA, fin des années 40. La Grande Dépression bat son plein. À Chicago, les usines sont noires de fumée, les règlements de compte se font à la mitraillette et des hommes sont en loques.
Frankie Machine, dit la Distribe, est de ceux-là. Cet ancien G.I, donneur de cartes dans un tripot, habite un hôtel minable avec Sophie, une femme qu’il n’aime plus. Son unique délivrance, la drogue. On croise également son copain le Piaf, clochard vivant de petites combines, et quelques épaves des bas-fonds de la « Wind city ». Dans ce magnifique roman noir où la poésie se mêle à l’argot, Nelson Algren immortalise le monde des paumés et des laissés-pour-compte qui vivent d’expédients et ne connaissent de la vie que les prisons minables, les hôtels miteux et les étreintes fugaces. À qui s’étonnait de ne trouver dans ses livres que des déshérités, l’auteur répondait « Une société se reflète davantage dans ses proscrits que dans les phrases de ses apologistes. ».

L’auteur :
Nelson Algren Abraham est né le 28 mars 1909 à Détroit. Ce fils de mécanicien a tout juste 3 ans lorsque sa famille s’installe dans un quartier polonais pauvre de Chicago où il grandira et habitera presque toute sa vie. Lors de la Grande Dépression, il exercera divers petits métiers, connaîtra la soupe populaire ainsi que les foyers de l’Armée du Salut. Ces expériences nourriront son œuvre. En 1935, il publie son premier roman, « Un fils de l’Amérique », chronique de l’univers des fauchés américains. Celui qui fut surtout connu pour avoir été l’amant de Simone de Beauvoir se voit remettre en 1950 le premier « National Book Award » pour « L’Homme au bras d’or ». Il meurt en 1981 d’une crise cardiaque, désargenté et oublié de tous.

Extrait :
« À la manière dont luisait doucement le crucifix lumineux, elle savait que les ombres attendaient d’entrer. Elles venaient à elle pour se réchauffer, tout le jour elles s’étaient senties indésirables. Comme ceux de ce monde pour qui les choses se sont détraquées. Elles sentaient qu’ici ; elles arriveraient vivantes ; ici enfin on les aimait, on les désirait. Sophie savait à quel point les ombres se sentaient perdues ; cela les rendaient d’autant plus chères à son cœur, indésirable lui aussi. »

Fiche rédigée par Thomas Riom