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Fiche n°4 – Juin 2019

Les temps sauvages
de Joseph Kessel
Éditeur : Folio
Année de première publication : 1975

En octobre 1918, les alliés forment une nouvelle armée en Sibérie avec pour objectif d’arrêter les allemands entre l’Oural et la Volga. Joseph Kessel, alors jeune sous-lieutenant, se porte volontaire pour intégrer cette troupe internationale. Il quitte la France le 11 novembre, sous les volées des cloches sonnant l’armistice, pour un voyage de 80 jours au terme duquel il atteindra Vladivostok. Quand il arrive enfin, après un périple fait de fêtes, de femmes et de folies, il découvre une ville à nulle autre pareille. Ce port du bout du monde, occupé par les Japonais, les Tchèques, les Russes blancs et les Cosaques, n’a d’autre loi que celle de la violence, de l’avidité et de la corruption...

Récit d’aventure, récit de l’extrême, récit des sens exacerbés, Les temps sauvages est un livre hors-norme qui consacre les talents de conteur d’un des plus grands écrivains français du XXème siècle. Ici la grandeur, la férocité et la détresse des hommes ne sont jamais jugées mais données à voir comme la grande fresque tragique de l’humanité. On ressort de cette lecture grisé et longtemps habité par l’énergie électrisante de cette équipée sibérienne.

L’auteur :
Joseph Kessel est né en Argentine en 1898 de parents immigrés russes.
Après des études classiques, il s’engage en 1916 dans l’aviation, expérience dont il tirera son premier succès littéraire : L’équipage. Grand reporter pendant l’entre-deux guerres, il rejoint Londres en 1941 d’où il effectuera des missions aériennes d’aide à la Résistance. Après la fin de la seconde guerre mondiale, il renoue avec ses activités de journaliste et de romancier. En 1950, il publie Le tour du malheur, son livre majeur, un roman fleuve, témoignage littéraire de son temps. Il rentre à l’Académie Française en 1962. Il meurt en 1979, laissant derrière lui une oeuvre inoubliable de près d’une centaine de titres.

Extrait :

"Et au milieu des trophées somptueux, les officiers cosaques avec leurs trognes, gueules, mufles sauvages, leurs énormes bonnets de martre, castor, vison ou zibeline, leurs longues et noires tuniques serrées à la taille, bardées sur la poitrine de cartouchières étincelantes et portant à la ceinture des poignards damasquinés. Ils étaient une vingtaine, les uns vautrés sur des fourrures, les autres à table, autour d’un broc en argent niellé à moitié plein de vodka. Les regards ont glissé le long de mon uniforme, de biais, en dessous. Méfiance, hargne, dédain. On n’aimait guère les fouineurs étrangers chez les gens de Semenof. »

Fiche rédigée par Jean-Éric Nuquet