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LE CLASSIQUE DU MOIS

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Le classique du mois d’août

Fiche n°6 – Août 2019
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann
Contes

Publiés entre 1808 et 1815
traduits de l’allemand pour la première fois par François-Adolphe Loève-Veimars en 1830

Berlin 1808-1815. L’arrière-automne compte quelques jours encore. Un doux soleil perce les nuages sous les tilleuls. En direction du Tiergarten, une longue file bariolée de promeneurs, d’élégants, de bourgeois, avec leurs chers rejetons, filles de joie, juives, danseurs, officiers, etc...

Hoffmann est d’une fantaisie remarquable et ses contes lui ressemblent. Il arrache ses personnages à l’univers de l’enfance et les confronte à de dures réalités. Ils sont vivants, vous nourrissent, vous enivrent jusqu’à plus soif. Tout y est. Tristesse, incertitude, sarcasme envers lui-même (« J’ai voulu trop en dire, quand j’ai tout mon temps et aussi mon rêve, je parle fort bien... »). Le lire, c’est s’évader. Pour tout âge, c’est l’émerveillement, la quintessence de l’imaginaire.
Et s’il prend également plaisir à écrire des contes pour enfants (Casse-noisettes, L’Enfant étranger...), c’est probablement qu’il en est resté un lui-même.


Auteur :

Il y a chez Hoffmann la même dérision sarcastique que dans sa vie. Il est le maître dans sa voie (fantaisie, rhapsodie et capriccio), il a la ride aux yeux quand on croit qu’il a la larme à l’œil, il persifle quand on le croit déchiré. Parfois le merveilleux et parfois l’horreur, aucune porte n’est jamais fermée. Le fantastique est suggéré plus qu’énoncé.
A seulement 33 ans, il a déjà écrit neuf opéras, une messe, un requiem et on ne sait combien de pièces de musique, de chambre et de piano. Il meurt à 46 ans, en 1822, épuisé, rongé par la syphilis.

Extrait (Le vase d’or) :

L’aînée des demoiselles Oster, Angélique, était fiancée à un officier aux armées, et il était resté si longtemps sans donner de ses nouvelles qu’on l’avait cru tué ou tout le moins grièvement blessé. La jeune fille en avait éprouvé un chagrin déchirant. Or, pour la première fois aujourd’hui, elle se montrait d’une gaîté si exubérante que Véronique lui déclara sans ambages sa stupéfaction. « Mais, ma chère, lui répondit Angélique, comment peux-tu croire un seul instant que j’aie cessé de vivre en pensée avec Victor et de le porter dans mon cœur ? »

Fiche rédigée par Alain Koussou