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Janvier - Maturin

Fiche n°10 – Janvier 2020

Melmoth, l’homme errant
de Charles Robert Maturin
Éditions Phébus, collection Libretto
traduit de l’anglais par Jacqueline Marc-Chadourne

Année de première publication au Royaume-Uni : 1820
Année de première traduction en français : 1821

Lorsque John Melmoth retrouve le portrait de son aïeul vieux de 150 ans et un manuscrit affirmant qu’il est toujours en vie, sa vie bascule. Tentant de comprendre ce personnage maudit, qui semble avoir pactisé avec les forces les plus sombres pour gagner son immortalité, il construit le récit labyrinthique d’une légende. « L’étranger », « l’homme errant » est à la fois partout et nulle part, parcourant le monde pour semer derrière lui le germe du mal.
Renouvelant le thème faustien du pacte démoniaque, le roman de Maturin est considéré comme l’apogée du roman gothique. Formidable récit fantastique, c’est aussi une critique sociale de l’Angleterre du XIXe siècle ainsi qu’une mise en accusation de la vie monacale et de l’église catholique. Mais le roman est surtout une grande fable métaphysique sur les contradictions de l’être humain : Melmoth est, selon Baudelaire, « le Lucifer latent qui est installé dans tout cœur humain ».

L’auteur :

Ordonné pasteur en Irlande en 1803, Charles Robert Maturin tenta de faire fortune par la littérature sous pseudonyme pour toucher ses droits d’auteur. Repéré par Walter Scott et Lord Byron, il sera néanmoins dénoncé à l’Eglise d’Irlande pour sa tragédie Bertram, jugée athée et dépravée, qui met fin à ses espoirs de promotion. Il demeure néanmoins vicaire de l’église St Peter à Dublin jusqu’à sa mort. Ne renonçant pas à écrire, il doit une certaine notoriété à ses romans gothiques, dont Melmoth qui marqua une génération d’écrivains tels que Balzac, Lautréamont, Baudelaire, son neveu Oscar Wilde ou encore les surréalistes. Il meurt à l’âge de 42 ans, trop pauvre pour se soigner correctement.

Extrait :

« Aimez, ajouta-t-il en étendant les bras vers les cieux livides et troublés, aimez l’orage dans toute sa force destructive. Unissez-vous à ces voyageurs rapides et périlleux des airs, à la foudre qui les déchire, au tonnerre qui les ébranle ! Cherchez un abri tutélaire sous ces épais nuages, sous ces montagnes des cieux dont les bases ne reposent sur rien ! Cherchez pour compagnon, pour amant, tout ce que la nature a de plus terrible ; suppliez-les de vous réduire en cendres ; périssez dans leurs cruels embrasements, et vous serez plus heureuse, bien plus heureuse que si vous aviez vécu dans les miens. Vécu, que dis-je ? Oh ! Qui peut être à moi et continuer à vivre ? Écoutez-moi, Immalie, écoutez-moi ! »
p.446

Fiche rédigée par Étienne Fauré