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WILLIAM FINNEGAN

L’HISTOIRE DU SURFEUR SANS ARGENT

Au panthéon des grands romans de mer où resplendissent "Lord Jim" de Conrad, "Moby Dick" de Melville ou encore "L’autre côté du monde" de Robert Stone, il faudra désormais faire une place à "Jours barbares" de William Finnegan. Habité par la folle énergie de cette discipline rigoureuse que certains on put considérer à tort comme un délassement de jeunes oisifs, "Jours barbares" propose au lecteur avide de sensations fortes une toute autre vision du surf.

Au gré de ce récit autobiographique et initiatique, William Finnegan témoigne d’une culture de la sédition, de cette liberté des mers chère au poète Pierre Reverdy qui conduisit une jeunesse en quête d’absolu à faire sienne la condition de clochard maritime. Avec le strict minimum, vivant de petits boulots, pionçant à la belle étoile ou dans des piaules miteuses, William poursuit ses chimères aux étincelantes crêtes d’écume. Que ce soit à Hawaï où en Californie où il grandit, dans les mers du Sud, au large de Madère ou dans les Townships de Johannesburg, Finnegan dût affronter des monstres liquides mais aussi faire l’amère expérience des tristes tropiques et dût prendre la mesure des aspirations à la liberté des peuples opprimés. Il tint des heures durant des discussions à fonds perdus dans l’épaisseur des heures oisives et eut tout le loisir d’observer le monde dans sa nudité, avant qu’un Tsunami du nom de mondialisation vienne balayer l’ancienne sauvagerie.

Mais s’il raconte ici sa vie dans l’écume, s’il y développe sa conception du rapport aux éléments, sa philosophie d’une vie communautaire proche de la nature, il y dresse également en filigrane son portrait en tant que reporter de guerre. Le déracinement, les corps malmenés, la pleine conscience du danger, de la douleur et du plaisir sont autant d’éléments indispensables à l’état d’esprit du reporter et une disposition essentielle aux risques encourus sur le théâtre des opérations.

Heureux lecteur qui, dans le confort de ton fauteuil sera à la merci de ce courant violent ! "Jours barbares" est une expérience de lecture grisante, un autre éloge des voyages insensés.

Le sport comme allégorie, les plages comme zones de conflit, "Jours Barbares" est un récit passionnant qui pourrait bien ne pas parler que de surf.

Le jeune graphomane sentimental capable de chevaucher mille pages d’un roman resté inédit est devenu grand reporter au New Yorker. William Finnegan est une grande plume récemment récompensée par un Pulitzer pour ce texte hors norme.

Antoine Desbordes et Pascal Thuot

"Jours barbares" de William Finnegan, traduit de l’anglais (E.U) par Franck Reichert aux éditions du Sous-Sol