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LES LECTURES

DE MILLEPAGES

Fendre l'armure

Auteur(s) : Anna Gavalda

Edition : Le Dilettante

Parution : 17/05/2017

Chronique de Pascal Thuot :

"Mais quelle soirée. Mais quel plan drague de martien. C’était vraiment du pur n’importe quoi. Si on m’avait dit qu’un jour je prendrais le D de minuit avec Victor Hugo en personne et qu’en plus ça me chaufferait le bedon, franchement je me serais retournée pour voir de qui on parlait."

Là, c’est Ludmila, petite belette chagrine mais un rien taquine qui parle. L’auteure s’est effacée, une vraie personne a surgi entre les pages. On y croit ferme. On l’écoute. On est avec elle. On ne se connaît pas mais c’est comme si. Ce n’est pas si courant mais ça arrive parfois. C’est la magie de la littérature. C’est le grand retour de la fée Gavalda. Ce petit miracle va se répéter sept fois. Comme surgis de la foule anonyme, sept vraies "gens" vont entrer dans nos vies avec leurs gros chagrins et quelques bulles de bonheur prêtes à éclater. Comme Mathilde, la belle inconnue du café de la Sorbonne, comme Paul Cailley-Ponthieux le capitaine d’industrie en perdition depuis la mort de son ami Louis, chacun de ces personnages rompt le silence de la nuit. Le bagout coupe la chique aux sanglots, la parole fait se redresser les corps meurtris et les âmes en peine car nous, les lecteurs, les autres gens, nous sommes là pour écouter.

Ce recueil arrive à point nommé pour nous aider à regarder la vie en face.

Alors oui, la fée Gavalda est vraiment de retour et ça fait un bien fou !

Resumé éditeur :

On me demande d'écrire quelques mots pour présenter mon nouveau livre aux libraires et aux critiques et, comme à chaque fois, ce sont ces quelques mots qui sont les plus difficiles à trouver. Je pourrais dire que c'est un recueil de nouvelles, que ce sont des histoires, qu'il y en a sept en tout et qu'elles commencent toutes à la première personne du singulier mais je ne le vois pas ainsi. Pour moi, ce ne sont pas des histoires et encore moins des personnages, ce sont des gens. De vrais gens. Pardon, de vraies gens. C'est une faute que j'avais laissée dans mon manuscrit, "la vraie vie des vrais gens", avant que Camille Cazaubon, la fée du Dilettante, ne me corrige : l'adjectif placé immédiatement avant ce nom se met au féminin. Quelles gens ? Certaines gens. De bonnes gens. Cette règle apprise, je suis allée rechercher tous mes "gens" pour vérifier que tous s'accordaient bien et j'ai réalisé que c'était l'un des mots qui comptait le plus grand nombre d'occurrences. Il y a beaucoup de "gens" dans ce nouveau livre qui ne parle que de solitude. Il y a Ludmila, il y a Paul, il y a Jean (!) et les autres n'ont pas de nom. Ils disent simplement "je". Presque tous parlent dans la nuit, pendant la nuit, et à un moment de leur vie où ils ne différencient plus très bien la nuit du jour justement. Ils parlent pour essayer d'y voir clair, ils se dévoilent, ils se confient, ils fendent l'armure. Tous n'y parviennent pas mais de les regarder essayer, déjà, cela m'a émue. C'est prétentieux de parler de ses propres personnages en avouant qu'ils vous ont émue mais je vous le répète : pour moi ce sont pas des personnages, ce sont des gens, de réelles gens, de nouvelles gens et c'est eux que je vous confie aujourd'hui. Anna Gavalda